R1 – Bruce Abdoulaye (TARBES PF): »Le projet sportif ambitieux m’a séduit »

Arrivé Lundi à Tarbes, le nouvel entraîneur du Tarbes PF est déjà au travail dans son bureau de Trélut où les coups de fil et les entrevues avec les joueurs se succèdent. C’est dans les tribunes d’un Maurice Trélut à la pelouse parfaite que nous sommes allés à la découverte de Bruce Abdoulaye et de son projet pour le club Tarbais.

Bruce Abdoulaye, comment êtes-vous arrivé à Tarbes ?

Les premiers contacts se sont faits par l’intermédiaire de M.Amblar et M.Jaureguy, qui seront amenés à avoir des responsabilités au sein du club. J’ai très vite rencontré le président Vidal et nous avons fait ensemble une cartographie du club. Le projet sportif ambitieux m’a séduit, tout comme le discours du président qui m’a semblé sincère et dynamique.

Quel est ce projet ?

L’objectif est de jouer les premiers rôles en Régional 1, voire de remonter en National 3. Je ferais jouer la meilleure équipe possible. Pour cela, je pars d’un constat. Il y a un vivier de jeunes joueurs talentueux mais qui manquent d’expérience. Il faut les accompagner. Pour cela, quelques joueurs vont nous rejoindre de l’extérieur. Ne partir qu’avec des jeunes inexpérimenté serait une erreur. Le projet est aussi sur l’équipe réserve car c’est une impulsion collective que nous devons formé. L’équipe qui évoluera en R2 doit pousser cette équipe fanion vers le haut.

« Tarbes attire »

On peut donc s’attendre à voir un TPF actif au mercato ?

Il y aura que quelques arrivées pour encadrer les joueurs Haut-Pyrénéens. Je veux une concurrence saine. Je sens un club qui a un passif, qui a vécu deux descentes d’affilées, qui est traumatisé. Mais je sens aussi un club avec beaucoup d’allant, avec un président impliqué, avec une impulsion. Je vous jure que le club de Tarbes attire. Il n’y a qu’à voir la pile de CV de joueurs que j’ai reçu dés l’annonce de mon arrivée.

Quels sont les attraits d’un club comme Tarbes ?

Les conditions de travail sont dignes de certains clubs professionnels. Allez-voir à Bastia ou Ajaccio et vous comprendrez de quoi je veux parler. Les infrastructures sont très bonnes, tout comme le cadre de vie. Et je le répète, le président Vidal veut imposer une dynamique positive et son discours est convainquant.

Mais l’argent peut-il être un frein au développement du TPF ?

J’ai envie de répondre qu’il n’y a qu’à regarder du côté des voisins de Pau. Sont-ils monter en ligue 2 grâce à l’argent ? L’argent n’a jamais fait courir plus vite que les autres. C’est le travail et la discipline qui payeront, deux valeurs auxquelles je suis attachées et qui me caractérisent. Cette ville de Tarbes mérite un club de football au niveau fédéral. On va tout faire pour réussir ce défi. Bien entendu, il y a des écuries dans ce championnat qui seront plus fortunées que nous mais c’est notre état d’esprit et les moyens que nous mettons en place qui feront la différence. Nous allons étoffer les staffs avec un entraîneur des gardiens, un staff médical, de la vidéo,…Nous nous lançons dans une grande aventure humaine.

« je ne me pose pas la question si notre adversaire va nous mettre en danger mais comment mon équipe peut mettre en danger l’adversaire »

En parlant de staff, vous avez gardé Stephane Pahu comme adjoint. Un choix de votre part ?

J’ai de suite voulu un adjoint car nous allons mettre en place quatre à cinq séances d’entraînements par semaine. Il connaît les joueurs, d’ailleurs il a joué le jeu de suite en faisant un bilan de chaque joueur avec les forces et les faiblesses. C’est un réel atout d’avoir un homme qui connaît le groupe. Je sais que sa personnalité ne fait pas l’unanimité dans le département mais c’est un passionné et un homme droit.

A quoi peuvent s’attendre les supporters Tarbais qui viendront à Trélut ?

Je suis un entraîneur qui aime la possession. Je prône le jeu, la conservation de balle. J’aime le jeu de transition. Il faut qu’il y ait une cohérence dans ce que nous proposons avec des schémas de jeu, des idées, des principes. Personnellement, je ne me pose pas la question si notre adversaire va nous mettre en danger mais comment mon équipe peut mettre en danger l’adversaire. Par contre, je suis intransigeant sur la qualité technique. Si on veut avoir la possession, il faut avoir les moyens techniques pour le faire et cela passera par du travail individuel et collectif.

Vous possédez une académie à Bourg en Bresse. Aurez-vous en œil sur la formation dans les équipes de jeunes?

Je suis venu pour être le patron du pôle sénior. Mais j’aurais bien entendu un œil bienveillant sur la formation. Former des joueurs est un impératif, surtout dans le contexte actuel où les clubs ne rouleront pas sur la fortune. Il y a déjà du bon travail de fait chez les jeunes grâce notamment à Roberto Branco. Chaque saison, deux à trois joueurs émergent des équipes de jeunes. Maintenant, il faut les accompagner en équipe première avec des joueurs expérimenté car je le répète encore, Tarbes mérite un club de foot à un niveau supérieur.

Propos recueillis par Puk