Jeunes – Le jeu de tête désormais encadré…
La Fédération Française de Football a édité un livret numérique consacré au jeu de tête dans les catégories de jeunes, pour en encadrer et en limiter l’usage, en match et à l’entraînement.
« Jeu de tête », c’est le nom du livret numérique édité par la FFF afin d’encadrer l’apprentissage et la réalisation de ce geste dans ses écoles de football. Ainsi, s’il fait partie de la pratique et de la panoplie du footballeur, le jeu de tête suscite parfois questions et interrogations chez les parents des plus jeunes joueurs et joueuses. Même si aucune constatation scientifique n’établit clairement de lien entre le jeu de tête et le développement de troubles neurologiques chez les joueurs professionnels, la FFF a fait le choix de la vigilance, du principe de précaution et de la pédagogie à travers l’édition de ce livret.
« Notre objectif est clair, offrir un cadre sécurisant, fondé sur les connaissances actuelles et sur les recommandations des instances européennes, afin d’accompagner sereinement l’éducation au jeu de tête dans nos écoles de football, souligne Claude Delforge, président de la Ligue du Football Amateur (LFA). La vision de l’UEFA, que nous partageons, n’est pas d’interdire totalement le jeu de tête, mais d’en organiser l’apprentissage. Proscrire les têtes jusqu’en U9 paraît pertinent puisque sur les premières années de pratique, il n’y a quasiment pas de jeu de tête. Il faut développer une pédagogie adaptée à destination des éducateurs pour qu’ils puissent transmettre les bonnes techniques avec précision pour se prémunir de tout risque. Bien enseigné, dans le respect des étapes et des capacités de l’enfant, le jeu de tête devient alors un geste sûr et maîtrisé. »


Parmi les principales directives, il y a la suppression du jeu de tête pour les catégories U6 à U9, filles et garçons, à l’entraînement et pendant les rencontres. Des âges où les joueurs font rarement des têtes…mais il faudra désormais trouver une autre façon de jouer les corners.
En U10/U11 et U12/U13, la pratique de jeu de tête n’est pas interdite mais tolérée. Le guide ne dit pas, pour l’instant, quelle est le degré de tolérance…Pas d’entraînement spécifique là aussi mais un joueur devrait pouvoir cependant marquer un but de la tête sur un centre, un corner ou jouer les ballons aériens. Le fait que les gardiens de but n’ont pas l’autorisation de dégager les ballons de demi-vollée sur leur renvoi limite déjà le jeu de tête dans ses catégories.
En U14/U15 et U16/U17, la pratique du jeu de tête est autorisée en match mais pas à l’entraînement.
Les contours de ces nouvelles directives vont être abordées à partir de Janvier dans les formations des éducateurs et peu à peu à tous les acteurs du jeu, notamment concernant le protocole de commotion cérébrale. Le guide préconise des échauffements et des renforcements musculaires afin de limiter les risques de la pratique du jeu de tête.
Pas de lien établi entre jeu de tête et problème neurologique.
Le jeu de tête fait partie du football. Bien enseigné, dans le respect des étapes et des capacités de l’enfant, il devient alors un geste sûr et maîtrisé. C’est la direction qu’a décidé de prendre la FFF. La vision de l’UEFA, partagée pleinement par la Fédération Française, n’est pas d’interdire le jeu de tête, mais d’en organiser l’éducation.
Déconseiller les têtes avant 10 ans est nécessaire. Il faut développer une pédagogie attentive à destination des éducateurs pour qu’ils puissent transmettre les bonnes techniques avec précision et bienveillance pour se prémunir de tout risque. À ce jour, les données scientifiques disponibles n’établissent pas clairement de lien entre la pratique du jeu de tête et le développement de troubles neurologiques chez les joueurs professionnels. Pour autant, nous devons faire preuve d’une
vigilance précautionneuse et aborder le sujet avec toute l’attention requise.


